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“The Magic Flute”
by Wolfgang Amadeus Mozart libretto
(German
French)
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SARASTRO (Bass) TAMINO (Tenor) SPRECHER (Bass) ERSTER PRIESTER (Tenor) ZWEITER PRIESTER (Bass) DRITTER PRIESTER (Sprechrolle) KÖNIGIN DER NACHT (Sopran) PAMINA, ihre Tochter (Sopran) ERSTE DAME (Sopran) ZWEITE DAME (Sopran) DRITTE DAME (Alt) ERSTER KNABE (Sopran) ZWEITER KNABE (Sopran) DRITTER KNABE (Alt) PAPAGENO (Bariton) PAPAGENA (Sopran) MONOSTATOS, ein Mohr (Tenor) ERSTER GEHARNISCHTER (Tenor) ZWEITER GEHARNISCHTER (Bass) DREI SKLAVEN (Sprechrollen) CHOR Priester, Sklaven, Gefolge Ort: Ägypten Zeit: Märchenzeit Ouvertüre |
Tamino, prince égyptien - ténor Papageno, oiseleur - baryton La Reine de la nuit - soprano colorature Pamina, fille de la Reine de la nuit - soprano Trois dames, émissaires de la Reine de la nuit - 2 sopranos, 1 mezzo-soprano Sarastro, grand-prêtre d'Isis et d'Osiris - basse profonde Monostatos, maure au service de Sarastro - ténor Trois garçons11 - 2 sopranos, 1 alto masculin L'Orateur - basse Trois prêtres - 1 ténor, 2 basses Papagena, promise de Papageno, déguisée en vieille femme - soprano Deux hommes en armure - ténor, basse Trois esclaves - rôles parlés Prêtres, femmes, peuple, esclaves - Chœur Ouverture |
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Das Theater ist eine felsige Gegend, hier und da mit Bäumen überwachsen; auf beiden Seiten sind gangbare Berge, nebst einem runden Tempel. (Tamino kommt in einem prächtigen japonischen Jagdkleide rechts von einem Felsen herunter, mit einem Bogen, aber ohne Pfeil; eine Schlange verfolgt ihn.) Nr. 1: Introduktion TAMINO Zu Hilfe! Zu Hilfe! sonst bin ich verloren, der listigen Schlange zum Opfer erkoren – barmherzige Götter! Schon nahet sie sich, ach rettet mich, ach rettet, schützet mich! (Er fällt in Ohnmacht; sogleich öffnet sich die Pforte des Tempels; drei verschleierte Damen kommen heraus, jede mit einem silbernen Wurfspieß.) DIE DREI DAMEN Stirb, Ungeheuer, durch uns’re Macht! |
La scène est un endroit rocheux parsemé d’arbres ; de chaque côté se dressent des collines aux sentiers franchissables, on aperçoit aussi qu’un temple circulaire. (À droite, Tamino descend d’un rocher, vêtu d’un somptueux habit de chasse japonais ; il porte un arc mais n’a pas de flèches ; un serpent le poursuit.) N°1 : Introduction TAMINO À l’aide, à l’aide, ou je suis perdu ! Malheureuse victime du perfide serpent ! Dieux cléments, voilà qu’il approche ! Ah ! sauvez-moi, protégez-moi ! (Il s’évanouit ; aussitôt, la porte du temple s’ouvre et trois dames voilées s’approchent, tenant chacune une lance d’argent à la main.) LES TROIS DAMES Meurs, monstre terrible, par notre pouvoir ! |
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Triumph! Triumph! Sie ist vollbracht die Heldentat! Er ist befreit durch uns’res Armes Tapferkeit. ERSTE DAME (ihn betrachtend) Ein holder Jüngling, sanft und schön! ZWEITE DAME So schön, als ich noch nie geseh’n. DRITTE DAME Ja, ja, gewiß! zum Malen schön. ALLE DREI Würd’ ich mein Herz der Liebe weih’n, so müßt’ es dieser Jüngling sein. Laßt uns zu uns’rer Fürstin eilen, ihr diese Nachricht zu erteilen. Vielleicht daß dieser schöne Mann, die vor’ge Ruh’ ihr geben kann. ERSTE DAME So geht und sagt es ihr, ich bleib’ indessen hier. – ZWEITE DAME Nein, nein, geht ihr nur hin, ich wache hier für ihn! DRITTE DAME Nein, nein, das kann nicht sein, ich schütze ihn allein! ERSTE DAME Ich bleib’ indessen hier ... |
Victoire, victoire ! l’exploit est accompli, Tamino est libéré grâce à l’audace de notre bras ! PREMIÈRE DAME (l’observant) Ah ! charmant jouvenceau, doux et beau... DEUXIÈME DAME Oui, beau comme jamais je n’en vis ! TROISIÈME DAME Oui, oui, beau comme une image ! TOUTES LES TROIS S’il fallait consacrer mon cœur à l’amour, je le ferais pour ce garçon. Hâtons-nous auprès de notre Reine, afin de lui porter cette nouvelle. Peut-être ce beau jouvenceau pourra-t-il lui rendre sa sérénité de jadis. PREMIÈRE DAME Allez donc et dites-le lui, je resterai ici entre temps ! DEUXIÈME DAME Non, non, allez-y vous-mêmes, c’est moi qui veillerai sur lui ! TROISIÈME DAME Non, non, cela ne se peut, moi seule veux le protéger ! PREMIÈRE DAME Je resterai ici entre temps... |
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ZWEITE DAME Ich wache hier für ihn ... DRITTE DAME Ich schütze ihn allein ... ERSTE DAME ... ich bleibe ... ZWEITE DAME ... ich wache ... DRITTE DAME ... ich schütze ... ERSTE DAME ... ich! ZWEITE DAME ... ich! DRITTE DAME ... ich! ALLE DREI (für sich) Ich sollte fort! Ei, ei! wie fein! Sie wären gern bei ihm allein. Nein, nein, das kann nicht sein! Was sollte ich darum nicht geben, könnt’ ich mit diesem Jüngling leben! Hätt’ ich ihn doch so ganz allein! Doch keine geht, es kann nicht sein. Am besten ist es nun, ich geh’. Du Jüngling schön und liebevoll, |
DEUXIÈME DAME C’est moi qui veillerai sur lui... TROISIÈME DAME Moi seule veux le protéger... PREMIÈRE DAME ... je resterai... DEUXIÈME DAME ... c’est moi qui veillerai... TROISIÈME DAME ... je veux le protéger... PREMIÈRE DAME ... moi ! DEUXIÈME DAME ... moi ! TROISIÈME DAME ... moi ! TOUTES LES TROIS (à part) Il faudrait que je parte ! Ah ! la bonne idée ! Elles resteraient volontiers seules auprès de lui. Non, non, cela ne se peut ! Que ne donnerais-je pas pour vivre avec ce garçon, et le garder pour moi seule ! Mais nulle ne part ! cela ne se peut ! Mieux vaut donc que je parte. Ô jouvenceau, aimable et beau, |
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du trauter Jüngling, lebe wohl, bis ich dich wiederseh’. (Die Damen gehen ab. Tamino erwacht und entdeckt die Schlange tot zu seinen Füßen. Als er jemanden kommen hört, versteckt er sich hinter einem Baum. Papageno, in einen Mantel aus Federn gehüllt, tritt auf, trägt auf dem Rücken eine große Vogelsteige und hält mit beiden Händen ein Faunenflötchen.) Nr. 2: Lied PAPAGENO Der Vogelfänger bin ich ja – stets lustig heißa hopsasa! Ich Vogelfänger bin bekannt bei Alt und Jung im ganzen Land. Weiß mit dem Locken umzugehn und mich aufs Pfeifen zu verstehn! Drum kann ich froh und lustig sein, denn alle Vögel sind ja mein. Der Vogelfänger bin ich ja – stets lustig, heißa hopsasa! Ich Vogelfänger bin bekannt bei Alt und Jung im ganzen Land. Ein Netz für Mädchen möchte ich, ich fing’ sie dutzendweis’ für mich. Dann sperrte ich sie bei mir ein, und alle Mädchen wären mein. Wenn alle Mädchen wären mein, so tauschte ich brav Zucker ein: die, welche mir am liebsten wär’, der gäb’ ich gleich den Zucker her. |
ô fidèle garçon, adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons ! (Les Dames sortent. Tamino revient à lui et voit le serpent mort à ses pieds, mais entendant quelqu’un s’approcher, il se cache. Papageno entre, vêtu d’un manteau de plumes, portant sur son dos une grande cage à oiseaux et tenant une flûte de Pan.) N°2 : Air PAPAGENO Oui, je suis l’oiseleur, toujours joyeux, holà hoplala ! Je suis connu des jeunes et vieux dans tout le pays. Je sais poser des pièges, je connais tous les sifflets. Voilà pourquoi je suis joyeux : tous les oiseaux sont à moi ! Oui, je suis l’oiseleur, toujours joyeux, holà hoplala ! Je suis connu des jeunes et vieux dans tout le pays. Si j’avais un filet pour attraper les filles, je les attraperais par douzaines pour moi seul ! Je les enfermerais dans ma maison, et elles seraient toutes à moi. Et lorsque toutes les filles seraient à moi, j’achèterais gentiment des sucreries et à ma préférée je les donnerais toutes. |
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Und küßte sie mich zärtlich dann, wär’ sie mein Weib und ich ihr Mann. Sie schlief’ an meiner Seite ein, ich wiegte wie ein Kind sie ein. (Als Papageno seine Vogelsteige abgesetzt hat, tritt Tamino vor und erfährt, daß Papageno ein „einfacher Mensch wie du“ ist und Vögel fängt, die er bei der „sternflammenden Königin“ für Speisen und Trank eintauscht. Tamino indes ist adliger Herkunft, ein Prinz, dessen Vater Länder und Völker regierte. Papageno, beim Anblick der toten Schlange tief erschrocken, gibt sich Tamino gegenüber als deren Bezwinger aus, bis ihn die drei Damen ob seiner Lügen bestrafen. Sie reichen ihm Wasser statt Wein, einen Stein statt Zuckerbrot und schlagen ihm an Stelle der erwarteten Feigen ein goldenes Schloß vor den Mund. Dann reichen sie Tamino ein Bild der schönen Tochter ihrer Königin und versprechen ihm Seligkeit, wenn er sie liebt. Darauf verschwinden sie mit Papageno und lassen Tamino allein, der sich verliebt und fasziniert über das Bild beugt.) Nr. 3: Arie TAMINO Dies Bildnis ist bezaubernd schön, wie noch kein Auge je geseh’n. Ich fühl’ es, wie dies Götterbild mein Herz mit neuer Regung füllt. Dies Etwas kann ich zwar nicht nennen, doch fühl’ ich’s hier wie Feuer brennen; soll die Empfindung Liebe sein? Ja, ja, die Liebe ist’s allein. |
Alors elle m’embrasserait doucement, elle serait ma femme et moi son mari. Elle dormirait à mes côtés et je la bercerais comme une enfant. (Tandis que Papageno pose sa cage à terre, Tamino s’avance et apprend que Papageno est un garçon simple dont la connaissance du monde se borne à sa cabane de chaume et à ses modestes besoins ; il troque les oiseaux qu’il attrape contre la nourriture que lui apportent les trois Dames de la Reine de la Nuit, dont c’est ici le royaume. Tamino, lui, est une prince dont le père gouverne beaucoup de pays et beaucoup de peuples. Papageno, qui est en vérité très effrayé à la vue de la dépouille du serpent, prétend l’avoir lui-même tué, mais les Dames, portant des masques, viennent pour le punir. Elles lui donnent de l’eau au lieu de vin, une pierre à la place d’un pain de sucre et un cadenas pour sa bouche au lieu de figues. Elles donnent à Tamino un portrait de la fille de la Reine de la Nuit et lui promettent qu’il connaîtra le bonheur s’il est capable de l’aimer. Elles sortent, suivies de Papageno, laissant Tamino seul, en contemplation devant le portrait.) N°3 : Air TAMINO Ce portrait est un ravissement comme nul n’en vit jamais de pareil ! Je le sens, devant cette image divine, mon cœur connaît une émotion nouvelle. Quelle est-elle ? En vérité, je ne sais, mais je la sens ici comme un feu me dévorer. Serait-ce l’amour ? Oui, oui, ce ne peut être que lui. |
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O wenn ich sie nur finden könnte! O wenn sie doch schon vor mir stünde! Ich würde – würde – warm und rein – was würde ich? Ich würde sie voll Entzücken an diesen heißen Busen drücken, und ewig wäre sie dann mein! (Er will gerade gehen, als die Damen wieder erscheinen und die Ankunft der Königin ankündigen. Diese hat das Verhalten Taminos beobachtet und veranlaßt ihn jetzt, ihre Tochter aus der Gewalt Sarastros, des Hohen Priesters von Isis und Osiris, zu befreien. Finsternis. Die Berge teilen sich unter heftigem Donner auseinander, und die Königin auf ihrem sternenverzierten Thron wird sichtbar.) Nr. 4: Rezitativ und Arie KÖNIGIN O zitt’re nicht, mein lieber Sohn, du bist unschuldig, weise, fromm – Ein Jüngling so wie du, vermag am besten, das tiefbetrübte Mutterherz zu trösten. – Zum Leiden bin ich auserkoren, denn meine Tochter fehlet mir. Durch sie ging all mein Glück verloren, ein Bösewicht entfloh mit ihr. Noch seh’ ich ihr Zittern mit bangem Erschüttern, ihr ängstliches Beben, ihr schüchternes Streben. Ich mußte sie mir rauben sehen, ach helft!, war alles was sie sprach – |
Ah ! si je pouvais trouver l’objet de ce portrait ! si elle se tenait là soudain devant mes yeux, je ferais... je ferais... tendrement, chastement, oui, que ferais-je ? Eh bien ! je la ravirais, je l’étreindrais contre mon cœur brûlant et elle serait mienne alors pour toujours. (Il est sur le point de se retirer lorsque les Dames reviennent, annonçant l’arrivée de leur Reine. Elle a observé les émotions de Tamino et lui ordonne de sauver sa fille de la captivité dans laquelle la tient Sarastro, Grand Prêtre d’Isis et d’Osiris. Il fait nuit ; la Reine paraît, semblant sortir des montagnes, tandis que gronde le tonnerre et luisent les éclairs.) N°4 : Récitatif et air LA REINE Ne tremble pas, mon fils chéri ! Tu es pur, sage et bon. Un jeune homme tel que toi saura consoler ce douloureux cœur de mère. J’ai été condamnée à souffrir quand ma fille me fut ravie. Avec elle tout mon bonheur est perdu. Un scélérat l’a enlevée. Je la vois encore trembler, je vois son agitation apeurée, son anxiété, son effroi et ses timides efforts ! Il a fallu qu’on l’enlève sous mes yeux. « Ah ! aidez-moi !» fut tout ce qu’elle dit, |
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allein vergebens war ihr Flehen, denn meine Hilfe war zu schwach. Du wirst sie zu befreien gehen, du wirst der Tochter Retter sein. Und werd’ ich dich als Sieger sehen, so sei sie dann auf ewig dein. (Sie verschwindet unter Donnergrollen mit ihren Damen. Das Theater verwandelt sich wieder so, wie es vorher war. Tamino will gerade gehen, als Papageno ihm in den Weg tritt und traurig auf sein Schloß am Munde deutet.) Nr. 5: Quintett PAPAGENO (deutet traurig auf sein Schloß am Mund) Hm! hm! hm! hm! TAMINO Der Arme kann von Strafe sagen, denn seine Sprache ist dahin! PAPAGENO Hm! hm! hm! hm! TAMINO Ich kann nichts tun, als dich beklagen, weil ich zu schwach zu helfen bin! ERSTE DAME Die Königin begnadigt dich, entläßt die Strafe dir durch mich. – (nimmt ihm das Schloß vom Mund weg) |
mais ses plaintes étaient vaines, car j’étais impuissante à l’aider. Tu iras la délivrer, tu sauveras ma fille, et si je te vois vainqueur, alors elle sera tienne pour toujours ! (Elle disparaît, suivie de ses Dames, tandis que le tonnerre gronde encore. La scène s’éclaircit à nouveau et Tamino, très étonné, est sur le point de partir lorsque Papageno revient, lui montrant tristement le cadenas qui lui clôt les lèvres.) N°5 : Quintette PAPAGENO (montre tristement le cadenas) Hem ! hem ! hem ! hem ! TAMINO Le pauvre diable peut bien parler de punition car le voilà muet ! PAPAGENO Hem ! hem ! hem ! hem ! TAMINO Je ne peux rien pour toi, sinon te plaindre, car je ne suis pas de force à t’aider ! PREMIÈRE DAME La Reine a pitié de toi et te fait grâce de ta punition. – (lui retire le cadenas de la bouche) |
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PAPAGENO Nun plaudert Papageno wieder! ZWEITE DAME Ja, plaud’re – lüge nur nicht wieder! PAPAGENO Ich lüge nimmermehr, nein, nein! DIE DAMEN Dies Schloß soll deine Warnung sein! PAPAGENO Dies Schloß soll meine Warnung sein! ALLE Bekämen doch die Lügner alle ein solches Schloß vor ihren Mund: Statt Haß, Verleumdung, schwarzer Galle bestünde Lieb’ und Bruderbund! ERSTE DAME O Prinz, nimm dies Geschenk von mir, dies sendet uns’re Fürstin dir. (gibt ihm eine goldene Flöte) Die Zauberflöte wird dich schützen, im größten Unglück unterstützen. DIE DAMEN Hiermit kannst du allmächtig handeln, der Menschen Leidenschaft verwandeln, der Traurige wird freudig sein, den Hagestolz nimmt Liebe ein. ALLE O! so eine Flöte ist mehr |
PAPAGENO Maintenant Papageno peut de nouveau parler ! DEUXIÈME DAME Parle si tu veux, mais ne mens plus ! PAPAGENO Je ne mentirai plus jamais, non, non ! LES DAMES Que ce cadenas te serve de leçon ! PAPAGENO Ce cadenas me servira de leçon ! TOUS Si tous les menteurs du monde avaient un tel cadenas sur les lèvres, au lieu de haine, calomnie et rancœur régneraient l’amour et la fraternité. PREMIÈRE DAME Prince, accepte ce présent, notre Reine te l’envoie. (Elle donne à Tamino une flûte d’or.) Cette flûte enchantée te protégera et contre mauvaise fortune te soutiendra. LES DAMES Avec cette flûte, tu seras puissant, tu pourras changer les passions humaines ; le mélancolique deviendra joyeux et le vieux garçon connaîtra l’amour. TOUS Ainsi une simple flûte |
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als Gold und Kronen wert, denn durch sie wird Menschenglück und Zufriedenheit vermehrt. PAPAGENO Nun ihr schönen Frauenzimmer, darf ich? So empfehl’ ich mich. DIE DAMEN Dich empfehlen kannst du immer, doch bestimmt die Fürstin dich, mit dem Prinzen ohn’ Verweilen nach Sarastros Burg zu eilen. PAPAGENO Nein dafür bedank’ ich mich. Von euch selbster hörte ich, daß er wie ein Tigertier. Sicher ließ’ ohn’ alle Gnaden mich Sarastro rupfen, braten, setzte mich den Hunden für. DIE DAMEN Dich schützt der Prinz, trau ihm allein, dafür sollst du sein Diener sein. PAPAGENO (für sich) Daß doch der Prinz beim Teufel wäre. Mein Leben ist mir lieb. Am Ende schleicht, bei meiner Ehre, er von mir wie ein Dieb. – ERSTE DAME (gibt ihm ein stahlnes Gelächter) Hier, nimm dies Kleinod, es ist dein. |
vaut plus qu’or et couronnes, car grâce à elle s’accroissent les joies et les plaisirs humains. PAPAGENO Et maintenant, belles dames, puis-je me retirer ? Alors j’ai bien l’honneur de vous saluer. LES DAMES Tu peux, bien sûr, te retirer, mais notre Reine a décidé qu’avec le prince et sans tarder tu devais te hâter au palais de Sarastro. PAPAGENO Non ! je vous remercie bien ! De votre propre aveu, je le sais, Sarastro est pareil au tigre sauvage ; sûrement, sans la moindre pitié, il me ferait plumer, rôtir puis donner aux chiens ! LES DAMES Le prince te protègera, aie confiance en lui seul, ainsi tu seras son serviteur. PAPAGENO (à part) Que le diable emporte le prince. Ma vie m’est précieuse ; mais voilà que, pour l’honneur, elle s’enfuit de moi comme un voleur. – PREMIÈRE DAME (donne à Papageno un petit carillon) Tiens, prends ce bijou, il est à toi. |
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PAPAGENO Ei! ei! was mag darinnen sein? – DIE DAMEN Darinnen hörst du Glöckchen tönen! PAPAGENO Werd’ ich sie auch wohl spielen können? DIE DAMEN O ganz gewiß! ja ja gewiß! ALLE Silberglöckchen, Zauberflöten sind zu eurem/unserm Schutz vonnöten! Lebet wohl! wir wollen gehn! Lebet wohl – auf Wiedersehn! (Alle wollen gehen.) TAMINO Doch schöne Damen saget an ... PAPAGENO ... wo man die Burg wohl finden kann? – TAMINO und PAPAGENO ... wo man die Burg wohl finden kann? DIE DAMEN Drei Knäbchen, jung, schön, hold und weise umschweben euch auf eurer Reise. Sie werden eure Führer sein, folgt ihrem Rate ganz allein. |
PAPAGENO Ah ! ah ! mais qu’est-ce donc ? LES DAMES Tu peux y entendre sonner des clochettes. PAPAGENO Et pourrai-je les faire jouer aussi ? LES DAMES Oh bien sûr ! oui, oui, bien sûr ! TOUS Des clochettes d’argent, une flûte enchantée à votre/notre protection sont utiles ! Adieu, nous partons, adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons. (Tous s’apprêtent à sortir.) TAMINO Mais, belles Dames, dites-nous... PAPAGENO ... comment trouver ce palais ? – TAMINO et PAPAGENO ... comment trouver ce palais ? LES DAMES Trois jeunes garçons, beaux, doux et sages, vous apparaîtront au cours de votre voyage. Ils seront vos guides ; suivez leurs conseils et nul autre. |
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TAMINO und PAPAGENO Drei Knäbchen, jung, schön, hold und weise umschweben uns auf uns’rer Reise? – DIE DAMEN Sie werden eure Führer sein, folgt ihrem Rate ganz allein. TAMINO und PAPAGENO So lebet wohl! wir wollen gehn; lebt wohl, lebt wohl, auf Wiedersehn! ALLE So lebet wohl! wir wollen gehn! lebt wohl, lebt wohl, auf Wiedersehn! (Verwandlung: ein prächtiges Zimmer in ägyptischem Stil.) (Zwei Sklaven tragen schöne Polster nebst einem feinen türkischen Tisch herein und breiten Teppiche aus. Monostatos tritt herein, gefolgt von Pamina, die von Sklaven geführt wird.) Nr. 6: Terzett MONOSTATOS Du feines Täubchen, nur herein. PAMINA O welche Marter, welche Pein! MONOSTATOS Verloren ist dein Leben. |
TAMINO et PAPAGENO Trois jeunes garçons, beaux, doux et sages nous apparaîtront au cours de notre voyage. – LES DAMES Ils seront vos guides ; suivez leurs conseils et nul autre. TAMINO et PAPAGENO Adieu, nous partons, adieu, adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons ! TOUS Adieu, nous partons, adieu, adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons ! (Changement de décor : une salle resplendissante de style égyptien.) (Deux esclaves apportent de riches coussins ainsi qu’une table basse et des tapis. Monostatos entre avec Pamina qui est traînée dans la pièce par des esclaves.) N°6 : Trio MONOSTATOS Entre donc, ma gentille colombe ! PAMINA Ah quelle torture, quelle souffrance ! MONOSTATOS C’en est fait de ta vie. |
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PAMINA Der Tod macht mich nicht beben; nur meine Mutter dauert mich, sie stirbt vor Gram ganz sicherlich. MONOSTATOS He, Sklaven, legt ihr Fesseln an; mein Haß soll dich verderben! (Sie legen ihr Fesseln an.) PAMINA O laß mich lieber sterben, weil nichts, Barbar! dich rühren kann. (sinkt in Ohnmacht auf ein Sofa) MONOSTATOS Nun fort! Nun fort! Laßt mich bei ihr allein. (Die Sklaven gehen ab. Papageno am Fenster von außen, ohne gleich gesehen zu werden.) PAPAGENO Wo bin ich woh?! wo mag ich sein? Aha, da find’ ich Leute, gewagt; ich geh’ hinein. (geht hinein) Schön Mädchen jung und rein, viel weißer noch als Kreide... (Monostatos und Papageno sehen sich, – erschrickt einer über den andern.) PAPAGENO und MONOSTATOS Hu – – das ist – der Teufel sicherlich. Hab Mitleid – verschone mich – Hu – Hu – (Jeder läuft in eine andere Richtung. Als Pamina sich erholt, kehrt Papageno zurück und erkennt sie. Er berichtet ihr, ein hübscher Prinz sei in sie |
PAMINA La mort ne m’effraye pas, je n’ai de peine que pour ma mère, elle en mourra de chagrin assurément. MONOSTATOS Eh ! mes esclaves ! enchaînez-la ; ma haine sera ta perte ! (Ils lui mettent les fers.) PAMINA Ah ! laisse-moi plutôt mourir, puisque rien, barbare ne peut te toucher. (Elle tombe évanouie sur le sofa.) MONOSTATOS Et maintenant sortez ! Laissez-moi seul avec elle. (Les esclaves se hâtent de sortir de la pièce. Dehors, près de la fenêtre, Papageno passe inaperçu.) PAPAGENO Où suis-je donc ? Où puis-je bien être ? Ah ! voilà du monde ! Hardi, je rentre. (Il rentre.) Ah ! belle et charmante jeune fille, plus blanche même que la craie... (Monostatos et Papageno s’aperçoivent, et chacun s’effraie de la présence de l’autre..) PAPAGENO et MONOSTATOS Hou – – voici – le diable assurément. Aie pitié ! – épargne-moi – Hou – Hou – (Ils s’enfuient chacun d’un côté. Tandis que Pamina reprend connaissance, Papageno revient sur ses pas et la reconnaît. Il lui dit qu’un beau |
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verliebt und von ihrer Mutter zur Befreiung ausgesandt. Die überglückliche Pamina verheißt dem Vogelfänger, der sich nach einem Mädchen sehnt, bald eine Freundin.) Nr. 7: Duett PAMINA Bei Männern, welche Liebe fühlen, fehlt auch ein gutes Herze nicht. PAPAGENO Die süßen Triebe mitzufühlen, ist dann der Weiber erste Pflicht. BEIDE Wir wollen uns der Liebe freu’n, wir leben durch die Lieb’ allein. PAMINA Die Lieb’ versüßet jede Plage, ihr opfert jede Kreatur. PAPAGENO Sie würzet uns’re Lebenstage, sie wirkt im Kreise der Natur. BEIDE Ihr hoher Zweck zeigt deutlich an: nichts Edler’s sei, als Weib und Mann. Mann und Weib, und Weib und Mann, reichen an die Gottheit an. (beide ab) (Das Theater verwandelt sich in einen Hain. Ganz im Grunde der Bühne ist ein schöner Tempel, worauf diese Worte stehen: „Tempel der Weisheit“; dieser Tempel führt mit Säulen zu zwei anderen Tempeln, rechts auf dem einen steht: „Tempel der Vernunft“. Links steht: „Tempel der Natur“.) (Drei Knaben führen den Tamino herein, jeder hat einen silbernen Palmzweig in der Hand.) |
prince l’aime et que sa mère a envoyé celui-ci pour la délivrer. Pamina est heureuse, mais elle s’apitoie alors sur le sort de l’oiseleur qui n’a pas encore trouvé d’épouse.) N°7 : Duo PAMINA Un homme qui ressent l’amour ne peut manquer de bon cœur. PAPAGENO Partager le doux sentiment est alors le premier devoir d’une femme. ENSEMBLE Nous voulons chanter la joie de l’amour, nous vivons par l’amour seulement. PAMINA L’amour adoucit chaque peine, toute la création se voue à l’amour. PAPAGENO Il donne du sel à chaque jour de notre vie et fait tourner la roue de la nature. ENSEMBLE Son but le plus élevé, il le révèle clairement : rien n’est plus noble que mari et femme. Mari et femme et femme et mari atteignent à la divinité. (Ils sortent.) (La scène se transforme en un bosquet. Tout au fond se trouve un beau temple, sur lequel on peut lire : « Temple de la Sagesse ». Ce temple conduit par une colonnade, à deux autres temples ; celui de droite porte l’inscription : « Temple de la Raison », et celui de gauche « Temple de la Nature ».) (Trois jeunes garçons, tenant chacun une palme d’argent, amènent Tamino.) |
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Nr. 8: Finale DIE DREI KNABEN Zum Ziele führt dich diese Bahn, doch mußt du Jüngling männlich siegen, drum höre uns’re Lehre an: Sei standhaft, duldsam, und verschwiegen! – TAMINO Ihr holden Knaben sagt mir an, ob ich Pamina retten kann? – DIE KNABEN Dies kund zu tun steht uns nicht an; sei standhaft, duldsam und verschwiegen! Bedenke dies, kurz: sei ein Mann. – Dann Jüngling wirst du männlich siegen. (gehen ab) TAMINO Die Weisheitslehre dieser Knaben sei ewig mir ins Herz gegraben. Wo bin ich nun? – Was wird mit mir? Ist dies der Sitz der Götter hier? – Es zeigen die Pforten – es zeigen die Säulen, daß Klugheit, und Arbeit, und Künste hier weilen. Wo Tätigkeit thronet und Müßiggang weicht, |
N°8 : Finale LES TROIS GARÇONS Cette voie te conduira vers ton but, mais il te faudra lutter comme un homme. Écoute donc ce que nous avons à te dire : Sois ferme, patient et silencieux ! – TAMINO Beaux enfants, dites-moi si je pourrai délivrer Pamina ! – LES GARÇONS Nous ne pouvons te le dire. Sois ferme, patient et silencieux. Souviens-t’en. Bref, sois un homme ! Alors tu lutteras valeureusement. (Ils sortent.) TAMINO Que les sages conseils de ces garçons me soient à jamais gravés dans le cœur. Où suis-je maintenant ? Qu’adviendra-t-il de moi ? Est-ce ici le siège des dieux ? Les portails l’annoncent, les colonnes le disent : ici résident le travail, la sagesse et les arts. Quand l’action règne, quand l’oisiveté est bannie, |
| libretto by Emanuel Schikaneder | libretto by Arlette de Grouchy |
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