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The Magic Flute

by Wolfgang Amadeus Mozart libretto (German Swap French)


Personen

SARASTRO (Bass)
TAMINO (Tenor)
SPRECHER (Bass)
ERSTER PRIESTER (Tenor)
ZWEITER PRIESTER (Bass)
DRITTER PRIESTER (Sprechrolle)
KÖNIGIN DER NACHT (Sopran)
PAMINA, ihre Tochter (Sopran)
ERSTE DAME (Sopran)
ZWEITE DAME (Sopran)
DRITTE DAME (Alt)
ERSTER KNABE (Sopran)
ZWEITER KNABE (Sopran)
DRITTER KNABE (Alt)
PAPAGENO (Bariton)
PAPAGENA (Sopran)
MONOSTATOS, ein Mohr (Tenor)
ERSTER GEHARNISCHTER (Tenor)
ZWEITER GEHARNISCHTER (Bass)
DREI SKLAVEN (Sprechrollen)

CHOR
Priester, Sklaven, Gefolge

Ort: Ägypten
Zeit: Märchenzeit



Ouvertüre



Personnages

Tamino, prince égyptien - ténor
Papageno, oiseleur - baryton
La Reine de la nuit - soprano colorature
Pamina, fille de la Reine de la nuit - soprano
Trois dames, émissaires de la Reine de la nuit - 2 sopranos, 1 mezzo-soprano
Sarastro, grand-prêtre d'Isis et d'Osiris - basse profonde
Monostatos, maure au service de Sarastro - ténor
Trois garçons11 - 2 sopranos, 1 alto masculin
L'Orateur - basse
Trois prêtres - 1 ténor, 2 basses
Papagena, promise de Papageno, déguisée en vieille femme - soprano
Deux hommes en armure - ténor, basse
Trois esclaves - rôles parlés
Prêtres, femmes, peuple, esclaves - Chœur



Ouverture



ERSTER AKT

Das Theater ist eine felsige Gegend, hier und da
mit Bäumen überwachsen; auf beiden Seiten sind
gangbare Berge, nebst einem runden Tempel.

(Tamino kommt in einem prächtigen japonischen
Jagdkleide rechts von einem Felsen herunter, mit
einem Bogen, aber ohne Pfeil; eine Schlange
verfolgt ihn.)


Nr. 1: Introduktion

TAMINO
Zu Hilfe! Zu Hilfe! sonst bin ich verloren,
der listigen Schlange zum Opfer erkoren –
barmherzige Götter! Schon nahet sie sich,
ach rettet mich, ach rettet, schützet mich!
(Er fällt in Ohnmacht; sogleich öffnet sich die
Pforte des Tempels; drei verschleierte Damen
kommen heraus, jede mit einem silbernen Wurfspieß.)


DIE DREI DAMEN
Stirb, Ungeheuer, durch uns’re Macht!

PREMIER ACTE

La scène est un endroit rocheux parsemé
d’arbres ; de chaque côté se dressent des collines
aux sentiers franchissables, on aperçoit aussi
qu’un temple circulaire.

(À droite, Tamino descend d’un rocher, vêtu d’un
somptueux habit de chasse japonais ; il porte un
arc mais n’a pas de flèches ; un serpent le poursuit.)


N°1 : Introduction

TAMINO
À l’aide, à l’aide, ou je suis perdu !
Malheureuse victime du perfide serpent !
Dieux cléments, voilà qu’il approche !
Ah ! sauvez-moi, protégez-moi !
(Il s’évanouit ; aussitôt, la porte du temple s’ouvre
et trois dames voilées s’approchent, tenant
chacune une lance d’argent à la main.)


LES TROIS DAMES
Meurs, monstre terrible, par notre pouvoir !

Triumph! Triumph! Sie ist vollbracht
die Heldentat! Er ist befreit
durch uns’res Armes Tapferkeit.

ERSTE DAME (ihn betrachtend)
Ein holder Jüngling, sanft und schön!

ZWEITE DAME
So schön, als ich noch nie geseh’n.

DRITTE DAME
Ja, ja, gewiß! zum Malen schön.

ALLE DREI
Würd’ ich mein Herz der Liebe weih’n,
so müßt’ es dieser Jüngling sein.
Laßt uns zu uns’rer Fürstin eilen,
ihr diese Nachricht zu erteilen.
Vielleicht daß dieser schöne Mann,
die vor’ge Ruh’ ihr geben kann.

ERSTE DAME
So geht und sagt es ihr,
ich bleib’ indessen hier. –

ZWEITE DAME
Nein, nein, geht ihr nur hin,
ich wache hier für ihn!

DRITTE DAME
Nein, nein, das kann nicht sein,
ich schütze ihn allein!

ERSTE DAME
Ich bleib’ indessen hier ...

Victoire, victoire ! l’exploit est accompli,
Tamino est libéré
grâce à l’audace de notre bras !

PREMIÈRE DAME (l’observant)
Ah ! charmant jouvenceau, doux et beau...

DEUXIÈME DAME
Oui, beau comme jamais je n’en vis !

TROISIÈME DAME
Oui, oui, beau comme une image !

TOUTES LES TROIS
S’il fallait consacrer mon cœur à l’amour,
je le ferais pour ce garçon.
Hâtons-nous auprès de notre Reine,
afin de lui porter cette nouvelle.
Peut-être ce beau jouvenceau
pourra-t-il lui rendre sa sérénité de jadis.

PREMIÈRE DAME
Allez donc et dites-le lui,
je resterai ici entre temps !

DEUXIÈME DAME
Non, non, allez-y vous-mêmes,
c’est moi qui veillerai sur lui !

TROISIÈME DAME
Non, non, cela ne se peut,
moi seule veux le protéger !

PREMIÈRE DAME
Je resterai ici entre temps...

ZWEITE DAME
Ich wache hier für ihn ...

DRITTE DAME
Ich schütze ihn allein ...

ERSTE DAME
... ich bleibe ...

ZWEITE DAME
... ich wache ...

DRITTE DAME
... ich schütze ...

ERSTE DAME
... ich!

ZWEITE DAME
... ich!

DRITTE DAME
... ich!

ALLE DREI (für sich)
Ich sollte fort! Ei, ei! wie fein!
Sie wären gern bei ihm allein.
Nein, nein, das kann nicht sein!
Was sollte ich darum nicht geben,
könnt’ ich mit diesem Jüngling leben!
Hätt’ ich ihn doch so ganz allein!
Doch keine geht, es kann nicht sein.
Am besten ist es nun, ich geh’.
Du Jüngling schön und liebevoll,

DEUXIÈME DAME
C’est moi qui veillerai sur lui...

TROISIÈME DAME
Moi seule veux le protéger...

PREMIÈRE DAME
... je resterai...

DEUXIÈME DAME
... c’est moi qui veillerai...

TROISIÈME DAME
... je veux le protéger...

PREMIÈRE DAME
... moi !

DEUXIÈME DAME
... moi !

TROISIÈME DAME
... moi !

TOUTES LES TROIS (à part)
Il faudrait que je parte ! Ah ! la bonne idée !
Elles resteraient volontiers seules auprès de lui.
Non, non, cela ne se peut !
Que ne donnerais-je pas
pour vivre avec ce garçon,
et le garder pour moi seule !
Mais nulle ne part ! cela ne se peut !
Mieux vaut donc que je parte.
Ô jouvenceau, aimable et beau,

du trauter Jüngling, lebe wohl,
bis ich dich wiederseh’.
(Die Damen gehen ab. Tamino erwacht und
entdeckt die Schlange tot zu seinen Füßen. Als er
jemanden kommen hört, versteckt er sich hinter
einem Baum. Papageno, in einen Mantel aus
Federn gehüllt, tritt auf, trägt auf dem Rücken eine
große Vogelsteige und hält mit beiden Händen ein
Faunenflötchen.)




Nr. 2: Lied

PAPAGENO
Der Vogelfänger bin ich ja –
stets lustig heißa hopsasa!
Ich Vogelfänger bin bekannt
bei Alt und Jung im ganzen Land.
Weiß mit dem Locken umzugehn
und mich aufs Pfeifen zu verstehn!
Drum kann ich froh und lustig sein,
denn alle Vögel sind ja mein.
Der Vogelfänger bin ich ja –
stets lustig, heißa hopsasa!
Ich Vogelfänger bin bekannt
bei Alt und Jung im ganzen Land.
Ein Netz für Mädchen möchte ich,
ich fing’ sie dutzendweis’ für mich.
Dann sperrte ich sie bei mir ein,
und alle Mädchen wären mein.
Wenn alle Mädchen wären mein,
so tauschte ich brav Zucker ein:
die, welche mir am liebsten wär’,
der gäb’ ich gleich den Zucker her.

ô fidèle garçon, adieu,
jusqu’à ce que nous nous revoyons !
(Les Dames sortent. Tamino revient à lui et voit le
serpent mort à ses pieds, mais entendant
quelqu’un s’approcher, il se cache. Papageno
entre, vêtu d’un manteau de plumes, portant sur
son dos une grande cage à oiseaux et tenant une
flûte de Pan.)





N°2 : Air

PAPAGENO
Oui, je suis l’oiseleur,
toujours joyeux, holà hoplala !
Je suis connu
des jeunes et vieux dans tout le pays.
Je sais poser des pièges,
je connais tous les sifflets.
Voilà pourquoi je suis joyeux :
tous les oiseaux sont à moi !
Oui, je suis l’oiseleur,
toujours joyeux, holà hoplala !
Je suis connu
des jeunes et vieux dans tout le pays.
Si j’avais un filet pour attraper les filles,
je les attraperais par douzaines pour moi seul !
Je les enfermerais dans ma maison,
et elles seraient toutes à moi.
Et lorsque toutes les filles seraient à moi,
j’achèterais gentiment des sucreries
et à ma préférée
je les donnerais toutes.

Und küßte sie mich zärtlich dann,
wär’ sie mein Weib und ich ihr Mann.
Sie schlief’ an meiner Seite ein,
ich wiegte wie ein Kind sie ein.
(Als Papageno seine Vogelsteige abgesetzt hat, tritt
Tamino vor und erfährt, daß Papageno ein
„einfacher Mensch wie du“ ist und Vögel fängt, die
er bei der „sternflammenden Königin“ für Speisen
und Trank eintauscht. Tamino indes ist adliger
Herkunft, ein Prinz, dessen Vater Länder und Völker
regierte. Papageno, beim Anblick der toten
Schlange tief erschrocken, gibt sich Tamino
gegenüber als deren Bezwinger aus, bis ihn die
drei Damen ob seiner Lügen bestrafen. Sie reichen
ihm Wasser statt Wein, einen Stein statt
Zuckerbrot und schlagen ihm an Stelle der
erwarteten Feigen ein goldenes Schloß vor den
Mund. Dann reichen sie Tamino ein Bild der
schönen Tochter ihrer Königin und versprechen ihm
Seligkeit, wenn er sie liebt. Darauf verschwinden
sie mit Papageno und lassen Tamino allein, der
sich verliebt und fasziniert über das Bild beugt.)




Nr. 3: Arie

TAMINO
Dies Bildnis ist bezaubernd schön,
wie noch kein Auge je geseh’n.
Ich fühl’ es, wie dies Götterbild
mein Herz mit neuer Regung füllt.
Dies Etwas kann ich zwar nicht nennen,
doch fühl’ ich’s hier wie Feuer brennen;
soll die Empfindung Liebe sein?
Ja, ja, die Liebe ist’s allein.

Alors elle m’embrasserait doucement,
elle serait ma femme et moi son mari.
Elle dormirait à mes côtés
et je la bercerais comme une enfant.
(Tandis que Papageno pose sa cage à terre,
Tamino s’avance et apprend que Papageno est un
garçon simple dont la connaissance du monde se
borne à sa cabane de chaume et à ses modestes
besoins ; il troque les oiseaux qu’il attrape contre
la nourriture que lui apportent les trois Dames de
la Reine de la Nuit, dont c’est ici le royaume.
Tamino, lui, est une prince dont le père gouverne
beaucoup de pays et beaucoup de peuples.
Papageno, qui est en vérité très effrayé à la vue de
la dépouille du serpent, prétend l’avoir lui-même
tué, mais les Dames, portant des masques,
viennent pour le punir. Elles lui donnent de l’eau
au lieu de vin, une pierre à la place d’un pain de
sucre et un cadenas pour sa bouche au lieu de
figues. Elles donnent à Tamino un portrait de la
fille de la Reine de la Nuit et lui promettent qu’il
connaîtra le bonheur s’il est capable de l’aimer.
Elles sortent, suivies de Papageno, laissant Tamino
seul, en contemplation devant le portrait.)


N°3 : Air

TAMINO
Ce portrait est un ravissement
comme nul n’en vit jamais de pareil !
Je le sens, devant cette image divine,
mon cœur connaît une émotion nouvelle.
Quelle est-elle ? En vérité, je ne sais,
mais je la sens ici comme un feu me dévorer.
Serait-ce l’amour ?
Oui, oui, ce ne peut être que lui.

O wenn ich sie nur finden könnte!
O wenn sie doch schon vor mir stünde!
Ich würde – würde – warm und rein –
was würde ich?
Ich würde sie voll Entzücken
an diesen heißen Busen drücken,
und ewig wäre sie dann mein!
(Er will gerade gehen, als die Damen wieder
erscheinen und die Ankunft der Königin
ankündigen. Diese hat das Verhalten Taminos
beobachtet und veranlaßt ihn jetzt, ihre Tochter aus
der Gewalt Sarastros, des Hohen Priesters von Isis
und Osiris, zu befreien. Finsternis. Die Berge teilen
sich unter heftigem Donner auseinander, und die
Königin auf ihrem sternenverzierten Thron wird sichtbar.)




Nr. 4: Rezitativ und Arie

KÖNIGIN
O zitt’re nicht, mein lieber Sohn,
du bist unschuldig, weise, fromm –
Ein Jüngling so wie du, vermag am besten,
das tiefbetrübte Mutterherz zu trösten. –
Zum Leiden bin ich auserkoren,
denn meine Tochter fehlet mir.
Durch sie ging all mein Glück verloren,
ein Bösewicht entfloh mit ihr.
Noch seh’ ich ihr Zittern
mit bangem Erschüttern,
ihr ängstliches Beben,
ihr schüchternes Streben.
Ich mußte sie mir rauben sehen,
ach helft!, war alles was sie sprach –

Ah ! si je pouvais trouver l’objet de ce portrait !
si elle se tenait là soudain devant mes yeux,
je ferais... je ferais... tendrement, chastement,
oui, que ferais-je ?
Eh bien ! je la ravirais,
je l’étreindrais contre mon cœur brûlant
et elle serait mienne alors pour toujours.
(Il est sur le point de se retirer lorsque les Dames
reviennent, annonçant l’arrivée de leur Reine. Elle
a observé les émotions de Tamino et lui ordonne
de sauver sa fille de la captivité dans laquelle la
tient Sarastro, Grand Prêtre d’Isis et d’Osiris. Il fait
nuit ; la Reine paraît, semblant sortir des
montagnes, tandis que gronde le tonnerre et
luisent les éclairs.)




N°4 : Récitatif et air

LA REINE
Ne tremble pas, mon fils chéri !
Tu es pur, sage et bon.
Un jeune homme tel que toi
saura consoler ce douloureux cœur de mère.
J’ai été condamnée à souffrir
quand ma fille me fut ravie.
Avec elle tout mon bonheur est perdu.
Un scélérat l’a enlevée.
Je la vois encore trembler,
je vois son agitation apeurée,
son anxiété, son effroi
et ses timides efforts !
Il a fallu qu’on l’enlève sous mes yeux.
« Ah ! aidez-moi !» fut tout ce qu’elle dit,

allein vergebens war ihr Flehen,
denn meine Hilfe war zu schwach.
Du wirst sie zu befreien gehen,
du wirst der Tochter Retter sein.
Und werd’ ich dich als Sieger sehen,
so sei sie dann auf ewig dein.
(Sie verschwindet unter Donnergrollen mit ihren
Damen. Das Theater verwandelt sich wieder so,
wie es vorher war. Tamino will gerade gehen, als
Papageno ihm in den Weg tritt und traurig auf sein
Schloß am Munde deutet.)




Nr. 5: Quintett

PAPAGENO
(deutet traurig auf sein Schloß am Mund)
Hm! hm! hm! hm!

TAMINO
Der Arme kann von Strafe sagen,
denn seine Sprache ist dahin!

PAPAGENO
Hm! hm! hm! hm!

TAMINO
Ich kann nichts tun, als dich beklagen,
weil ich zu schwach zu helfen bin!

ERSTE DAME
Die Königin begnadigt dich,
entläßt die Strafe dir durch mich. –
(nimmt ihm das Schloß vom Mund weg)

mais ses plaintes étaient vaines,
car j’étais impuissante à l’aider.
Tu iras la délivrer,
tu sauveras ma fille,
et si je te vois vainqueur,
alors elle sera tienne pour toujours !
(Elle disparaît, suivie de ses Dames, tandis que le
tonnerre gronde encore. La scène s’éclaircit à
nouveau et Tamino, très étonné, est sur le point de
partir lorsque Papageno revient, lui montrant
tristement le cadenas qui lui clôt les lèvres.)




N°5 : Quintette

PAPAGENO
(montre tristement le cadenas)
Hem ! hem ! hem ! hem !

TAMINO
Le pauvre diable peut bien parler
de punition car le voilà muet !

PAPAGENO
Hem ! hem ! hem ! hem !

TAMINO
Je ne peux rien pour toi, sinon te plaindre,
car je ne suis pas de force à t’aider !

PREMIÈRE DAME
La Reine a pitié de toi et te
fait grâce de ta punition. –
(lui retire le cadenas de la bouche)

PAPAGENO
Nun plaudert Papageno wieder!

ZWEITE DAME
Ja, plaud’re – lüge nur nicht wieder!

PAPAGENO
Ich lüge nimmermehr, nein, nein!

DIE DAMEN
Dies Schloß soll deine Warnung sein!

PAPAGENO
Dies Schloß soll meine Warnung sein!

ALLE
Bekämen doch die Lügner alle
ein solches Schloß vor ihren Mund:
Statt Haß, Verleumdung, schwarzer Galle
bestünde Lieb’ und Bruderbund!

ERSTE DAME
O Prinz, nimm dies Geschenk von mir,
dies sendet uns’re Fürstin dir.
(gibt ihm eine goldene Flöte)
Die Zauberflöte wird dich schützen,
im größten Unglück unterstützen.

DIE DAMEN
Hiermit kannst du allmächtig handeln,
der Menschen Leidenschaft verwandeln,
der Traurige wird freudig sein,
den Hagestolz nimmt Liebe ein.

ALLE
O! so eine Flöte ist mehr

PAPAGENO
Maintenant Papageno peut de nouveau parler !

DEUXIÈME DAME
Parle si tu veux, mais ne mens plus !

PAPAGENO
Je ne mentirai plus jamais, non, non !

LES DAMES
Que ce cadenas te serve de leçon !

PAPAGENO
Ce cadenas me servira de leçon !

TOUS
Si tous les menteurs du monde avaient
un tel cadenas sur les lèvres,
au lieu de haine, calomnie et rancœur
régneraient l’amour et la fraternité.

PREMIÈRE DAME
Prince, accepte ce présent,
notre Reine te l’envoie.
(Elle donne à Tamino une flûte d’or.)
Cette flûte enchantée te protégera
et contre mauvaise fortune te soutiendra.

LES DAMES
Avec cette flûte, tu seras puissant,
tu pourras changer les passions humaines ;
le mélancolique deviendra joyeux
et le vieux garçon connaîtra l’amour.

TOUS
Ainsi une simple flûte

als Gold und Kronen wert,
denn durch sie wird Menschenglück
und Zufriedenheit vermehrt.

PAPAGENO
Nun ihr schönen Frauenzimmer,
darf ich? So empfehl’ ich mich.

DIE DAMEN
Dich empfehlen kannst du immer,
doch bestimmt die Fürstin dich,
mit dem Prinzen ohn’ Verweilen
nach Sarastros Burg zu eilen.

PAPAGENO
Nein dafür bedank’ ich mich.
Von euch selbster hörte ich,
daß er wie ein Tigertier.
Sicher ließ’ ohn’ alle Gnaden
mich Sarastro rupfen, braten,
setzte mich den Hunden für.

DIE DAMEN
Dich schützt der Prinz, trau ihm allein,
dafür sollst du sein Diener sein.

PAPAGENO (für sich)
Daß doch der Prinz beim Teufel wäre.
Mein Leben ist mir lieb.
Am Ende schleicht, bei meiner Ehre,
er von mir wie ein Dieb. –

ERSTE DAME
(gibt ihm ein stahlnes Gelächter)
Hier, nimm dies Kleinod, es ist dein.

vaut plus qu’or et couronnes,
car grâce à elle s’accroissent
les joies et les plaisirs humains.

PAPAGENO
Et maintenant, belles dames, puis-je me retirer ?
Alors j’ai bien l’honneur de vous saluer.

LES DAMES
Tu peux, bien sûr, te retirer,
mais notre Reine a décidé
qu’avec le prince et sans tarder
tu devais te hâter au palais de Sarastro.

PAPAGENO
Non ! je vous remercie bien !
De votre propre aveu, je le sais,
Sarastro est pareil au tigre sauvage ;
sûrement, sans la moindre pitié,
il me ferait plumer, rôtir puis
donner aux chiens !

LES DAMES
Le prince te protègera, aie confiance en lui seul,
ainsi tu seras son serviteur.

PAPAGENO (à part)
Que le diable emporte le prince.
Ma vie m’est précieuse ;
mais voilà que, pour l’honneur,
elle s’enfuit de moi comme un voleur. –

PREMIÈRE DAME
(donne à Papageno un petit carillon)
Tiens, prends ce bijou, il est à toi.

PAPAGENO
Ei! ei! was mag darinnen sein? –

DIE DAMEN
Darinnen hörst du Glöckchen tönen!

PAPAGENO
Werd’ ich sie auch wohl spielen können?

DIE DAMEN
O ganz gewiß! ja ja gewiß!

ALLE
Silberglöckchen, Zauberflöten
sind zu eurem/unserm Schutz vonnöten!
Lebet wohl! wir wollen gehn!
Lebet wohl – auf Wiedersehn!
(Alle wollen gehen.)

TAMINO
Doch schöne Damen saget an ...

PAPAGENO
... wo man die Burg wohl finden kann? –

TAMINO und PAPAGENO
... wo man die Burg wohl finden kann?

DIE DAMEN
Drei Knäbchen, jung, schön, hold und weise
umschweben euch auf eurer Reise.
Sie werden eure Führer sein,
folgt ihrem Rate ganz allein.

PAPAGENO
Ah ! ah ! mais qu’est-ce donc ?

LES DAMES
Tu peux y entendre sonner des clochettes.

PAPAGENO
Et pourrai-je les faire jouer aussi ?

LES DAMES
Oh bien sûr ! oui, oui, bien sûr !

TOUS
Des clochettes d’argent, une flûte enchantée
à votre/notre protection sont utiles !
Adieu, nous partons,
adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons.
(Tous s’apprêtent à sortir.)

TAMINO
Mais, belles Dames, dites-nous...

PAPAGENO
... comment trouver ce palais ? –

TAMINO et PAPAGENO
... comment trouver ce palais ?

LES DAMES
Trois jeunes garçons, beaux, doux et sages,
vous apparaîtront au cours de votre voyage.
Ils seront vos guides ;
suivez leurs conseils et nul autre.

TAMINO und PAPAGENO
Drei Knäbchen, jung, schön, hold und weise
umschweben uns auf uns’rer Reise? –

DIE DAMEN
Sie werden eure Führer sein,
folgt ihrem Rate ganz allein.

TAMINO und PAPAGENO
So lebet wohl! wir wollen gehn;
lebt wohl, lebt wohl, auf Wiedersehn!

ALLE
So lebet wohl! wir wollen gehn!
lebt wohl, lebt wohl, auf Wiedersehn!
(Verwandlung: ein prächtiges Zimmer in
ägyptischem Stil.)

(Zwei Sklaven tragen schöne Polster nebst einem
feinen türkischen Tisch herein und breiten
Teppiche aus. Monostatos tritt herein, gefolgt von
Pamina, die von Sklaven geführt wird.)




Nr. 6: Terzett

MONOSTATOS
Du feines Täubchen, nur herein.

PAMINA
O welche Marter, welche Pein!

MONOSTATOS
Verloren ist dein Leben.

TAMINO et PAPAGENO
Trois jeunes garçons, beaux, doux et sages
nous apparaîtront au cours de notre voyage. –

LES DAMES
Ils seront vos guides ;
suivez leurs conseils et nul autre.

TAMINO et PAPAGENO
Adieu, nous partons,
adieu, adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons !

TOUS
Adieu, nous partons,
adieu, adieu, jusqu’à ce que nous nous revoyons !
(Changement de décor : une salle resplendissante
de style égyptien.)

(Deux esclaves apportent de riches coussins ainsi
qu’une table basse et des tapis. Monostatos entre
avec Pamina qui est traînée dans la pièce par des
esclaves.)




N°6 : Trio

MONOSTATOS
Entre donc, ma gentille colombe !

PAMINA
Ah quelle torture, quelle souffrance !

MONOSTATOS
C’en est fait de ta vie.

PAMINA
Der Tod macht mich nicht beben;
nur meine Mutter dauert mich,
sie stirbt vor Gram ganz sicherlich.

MONOSTATOS
He, Sklaven, legt ihr Fesseln an;
mein Haß soll dich verderben!
(Sie legen ihr Fesseln an.)

PAMINA
O laß mich lieber sterben,
weil nichts, Barbar! dich rühren kann.
(sinkt in Ohnmacht auf ein Sofa)

MONOSTATOS
Nun fort! Nun fort!
Laßt mich bei ihr allein.
(Die Sklaven gehen ab. Papageno am Fenster von
außen, ohne gleich gesehen zu werden.)


PAPAGENO
Wo bin ich woh?! wo mag ich sein?
Aha, da find’ ich Leute, gewagt; ich geh’ hinein.
(geht hinein)
Schön Mädchen jung und rein,
viel weißer noch als Kreide...
(Monostatos und Papageno sehen sich, –
erschrickt einer über den andern.)


PAPAGENO und MONOSTATOS
Hu – – das ist – der Teufel sicherlich.
Hab Mitleid – verschone mich – Hu – Hu –
(Jeder läuft in eine andere Richtung. Als Pamina
sich erholt, kehrt Papageno zurück und erkennt sie.
Er berichtet ihr, ein hübscher Prinz sei in sie


PAMINA
La mort ne m’effraye pas,
je n’ai de peine que pour ma mère,
elle en mourra de chagrin assurément.

MONOSTATOS
Eh ! mes esclaves ! enchaînez-la ;
ma haine sera ta perte !
(Ils lui mettent les fers.)

PAMINA
Ah ! laisse-moi plutôt mourir,
puisque rien, barbare ne peut te toucher.
(Elle tombe évanouie sur le sofa.)

MONOSTATOS
Et maintenant sortez !
Laissez-moi seul avec elle.
(Les esclaves se hâtent de sortir de la pièce.
Dehors, près de la fenêtre, Papageno passe inaperçu.)


PAPAGENO
Où suis-je donc ? Où puis-je bien être ?
Ah ! voilà du monde ! Hardi, je rentre.
(Il rentre.)
Ah ! belle et charmante jeune fille,
plus blanche même que la craie...
(Monostatos et Papageno s’aperçoivent, et chacun
s’effraie de la présence de l’autre..)


PAPAGENO et MONOSTATOS
Hou – – voici – le diable assurément.
Aie pitié ! – épargne-moi – Hou – Hou –
(Ils s’enfuient chacun d’un côté. Tandis que
Pamina reprend connaissance, Papageno revient
sur ses pas et la reconnaît. Il lui dit qu’un beau


verliebt und von ihrer Mutter zur Befreiung
ausgesandt. Die überglückliche Pamina verheißt
dem Vogelfänger, der sich nach einem Mädchen
sehnt, bald eine Freundin.)




Nr. 7: Duett

PAMINA
Bei Männern, welche Liebe fühlen,
fehlt auch ein gutes Herze nicht.

PAPAGENO
Die süßen Triebe mitzufühlen,
ist dann der Weiber erste Pflicht.

BEIDE
Wir wollen uns der Liebe freu’n,
wir leben durch die Lieb’ allein.

PAMINA
Die Lieb’ versüßet jede Plage,
ihr opfert jede Kreatur.

PAPAGENO
Sie würzet uns’re Lebenstage,
sie wirkt im Kreise der Natur.

BEIDE
Ihr hoher Zweck zeigt deutlich an:
nichts Edler’s sei, als Weib und Mann.
Mann und Weib, und Weib und Mann,
reichen an die Gottheit an.
(beide ab)
(Das Theater verwandelt sich in einen Hain. Ganz
im Grunde der Bühne ist ein schöner Tempel,
worauf diese Worte stehen: „Tempel der Weisheit“;
dieser Tempel führt mit Säulen zu zwei anderen
Tempeln, rechts auf dem einen steht: „Tempel der
Vernunft“. Links steht: „Tempel der Natur“.)

(Drei Knaben führen den Tamino herein, jeder hat
einen silbernen Palmzweig in der Hand.)


prince l’aime et que sa mère a envoyé celui-ci pour
la délivrer. Pamina est heureuse, mais elle
s’apitoie alors sur le sort de l’oiseleur qui n’a pas
encore trouvé d’épouse.)




N°7 : Duo

PAMINA
Un homme qui ressent l’amour
ne peut manquer de bon cœur.

PAPAGENO
Partager le doux sentiment est alors
le premier devoir d’une femme.

ENSEMBLE
Nous voulons chanter la joie de l’amour,
nous vivons par l’amour seulement.

PAMINA
L’amour adoucit chaque peine,
toute la création se voue à l’amour.

PAPAGENO
Il donne du sel à chaque jour de notre vie
et fait tourner la roue de la nature.

ENSEMBLE
Son but le plus élevé, il le révèle clairement :
rien n’est plus noble que mari et femme.
Mari et femme et femme et mari
atteignent à la divinité.
(Ils sortent.)
(La scène se transforme en un bosquet. Tout au
fond se trouve un beau temple, sur lequel on peut
lire : « Temple de la Sagesse ». Ce temple conduit

par une colonnade, à deux autres temples ; celui
de droite porte l’inscription : « Temple de la
Raison », et celui de gauche « Temple de la Nature ».)

(Trois jeunes garçons, tenant chacun une palme
d’argent, amènent Tamino.)


Nr. 8: Finale

DIE DREI KNABEN
Zum Ziele führt dich diese Bahn,
doch mußt du Jüngling männlich siegen,
drum höre uns’re Lehre an:
Sei standhaft, duldsam, und verschwiegen! –

TAMINO
Ihr holden Knaben sagt mir an,
ob ich Pamina retten kann? –

DIE KNABEN
Dies kund zu tun steht uns nicht an;
sei standhaft, duldsam und verschwiegen!
Bedenke dies, kurz: sei ein Mann. –
Dann Jüngling wirst du männlich siegen.
(gehen ab)

TAMINO
Die Weisheitslehre dieser Knaben
sei ewig mir ins Herz gegraben.
Wo bin ich nun? – Was wird mit mir?
Ist dies der Sitz der Götter hier? –
Es zeigen die Pforten – es zeigen die Säulen,
daß Klugheit, und Arbeit, und Künste hier weilen.
Wo Tätigkeit thronet und Müßiggang weicht,

N°8 : Finale

LES TROIS GARÇONS
Cette voie te conduira vers ton but,
mais il te faudra lutter comme un homme.
Écoute donc ce que nous avons à te dire :
Sois ferme, patient et silencieux ! –

TAMINO
Beaux enfants, dites-moi si
je pourrai délivrer Pamina ! –

LES GARÇONS
Nous ne pouvons te le dire.
Sois ferme, patient et silencieux.
Souviens-t’en. Bref, sois un homme !
Alors tu lutteras valeureusement.
(Ils sortent.)

TAMINO
Que les sages conseils de ces garçons
me soient à jamais gravés dans le cœur.
Où suis-je maintenant ? Qu’adviendra-t-il de moi ?
Est-ce ici le siège des dieux ?
Les portails l’annoncent, les colonnes le disent :
ici résident le travail, la sagesse et les arts.
Quand l’action règne, quand l’oisiveté est bannie,

libretto by Emanuel Schikaneder libretto by Arlette de Grouchy
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